• Hypnose

    Hypnose

    J'ai vécu deux expériences concernant l'hypnose. La première remonte à fort longtemps et je n'en garde que peu de souvenirs. Je désirais "aller mieux" et j'avais décidé de tenter cette nouvelle approche. Mon imaginaire concernant cette technique s'inspirait directement de ce que j'avais pu voir au cinéma. Il suffisait de faire osciller devant nos yeux écarquillés un pendule et la magie opérait ! Qui n'a pas en tête ces séances spectaculaires durant lesquelles tout peut arriver ?!

    Ma première séance fut très éloignée de tous ces fantasmes. La thérapeute avait un drôle de visage et un strabisme qu'on ne pouvait que remarquer. Elle opérait dans un cabinet en plein centre-ville, ce qui générait un bruit intense dans son espace de travail. Elle m'a donné quelques explications sur le mode opérationnel, notamment sur le fait qu'elle hypnotisait uniquement grâce au son de sa voix. Je me souviens de m'être dit tout du long de la séance "mais ça ne marche pas, son histoire "! Et je suis repartie comme j'étais venue, en ayant le sentiment d'avoir perdu mon temps.

    La deuxième séance a eu lieu en Inde en 2013, avec l'un de mes compagnons de route. J.D, homme d'un certain âge possédait des capacités mémorielles hors normes. Je crois me souvenir qu'il s'appuyait sur des techniques éprouvées permettant de préserver la mémoire. Ses travaux s'inspiraient des dernières recherches concernant le cerveau et la mémoire. Il pratiquait également l'hypnose.

    Lors de cette séance, il m'a fallu m'abandonner en toute confiance entre les mains d'un homme que je connaissais à peine. Faire confiance et m'abandonner fut mon premier challenge. Mais j'étais en Inde pour "m'entrainer" à cela, mon choix fut donc aisé. J.D aussi s'appuyait sur sa voix pour aider la personne à entrer en état de conscience modifiée. Il était assis en face de moi, paisible et confiant. Il me parlait de tout et de rien, me posait des questions simples. Je me souviens avoir été vigilante au début. J'avais peur qu'il ne pénètre ma psyché et ne viole mon intimité.

    Entre le choix affirmé de vivre l'abandon et ma capacité à le faire, la marge était étroite mais bel et bien présente. Mon visage était crispé, je le sentais. Puis, palier après palier, je suis descendu "en moi-même". Ce n'est pas la même expérience que lors de mes propres "voyages" solitaires. J'étais consciente de tout ce qui se passait autour de moi, je me sentais "normale" et en même temps, je vivais quelque chose de plus lumineux sur un autre plan de conscience. Tout en moi était extrêmement calme et détendu. Je me souviens avoir posé une drôle de question. "Pourquoi suis-je en Inde ?". Et d'avoir répondu "pour expérimenter l'amour".

    La vie devenait véritablement limpide, j'étais connecté à un savoir vaste et complet. En fin de séance, J.D m'a invité à poser ma main sur n'importe quel espace de mon corps physique. Il m'a assuré que lorsque j'appuierai sur cet endroit précis, je reviendrai instantanément à cet état de calme absolu.  Il a nommé cela un "point repère" où "point mémoire", je ne me souviens plus. Il est encore efficient à l'heure où j'écris ces mots, même si je ne l'utilise jamais. Grâce à l'état d'hypnose, il a pu programmer un reflexe en moi.

    Extraordinaire processus !

    J'imagine que d'autres ont vécu une approche différente. Le domaine de l'hypnose semble vaste, d'après ce que je peux en lire ici ou ailleurs.

    J'ai assisté à une représentation, un soir dans un camping. Certains semblaient réceptifs, d'autres moins. Une ou deux personnes obéissaient totalement à l'organisateur du spectacle. Mais comment savoir s'ils ne jouaient pas la comédie ? Est-il exact qu'ils ne se souvenaient de rien après leur réveil ?

    Je ne peux relater que ma propre expérience, et celle-ci n'a pas abordé les limites de l'extrême. Je garde au contraire un souvenir très précis de ce qui s'est passé. J'étais plus consciente que d'ordinaire de la vie qui se déroulait en moi et autour de moi. L'abandon ne me menait à aucune prise de risques. A la moindre alerte, j'étais apte à couper le lien hypnotique maintenu par J.D. Pourrais-je dire que j'étais maîtresse de l'expérimentation en cours ? Même si une source extérieure à moi-même était à l'origine de cet état de conscience sublimé, je me sentais aux commandes de ce qui se passait dans ma vie et dans cette chambre.

     

    22 juin 2013

    JD a passé cette fin de semaine à la maison. Nos retrouvailles ont été chaleureuses et pleine de rires.

    C'est sur ma plus jeune fille qu'il a exercé ses talents de thérapeute. J'ai assisté à la deuxième séance et ce fut vibratoirement très fort. Il a très rapidement réussi à atteindre la zone liée à l'inconscient, et je sentais petit à petit diminuer la peur en elle. Ce programme qui crispe notre visage était atteint et dissout. Ne restaient qu'une grande paix et une joie...une telle joie !

    Lorsque vous atteignez un état de conscience modifiée, celui qui pratique l'hypnose va le vérifier en observant vos mains. Un de vos doigts va tressauter de façon compulsive. Je l'observe également lors de mes séances de travail. C'est un point de repère très efficace.

    Nous avons beaucoup échangé sur le sujet ce weekend. Il apparaît nettement que lorsque nous méditons et que nous entrons dans cet espace habité par l'Esprit, nous ne faisons en somme que pratiquer l'hypnose sur nous-mêmes. Il s'agit du même processus qui donne le même résultat. Lorsque nous atteignons ce niveau absolu de l'Etre, nous avons la capacité de nous délester de nos peurs, de nos anciens conditionnements.

    Ma fille a relaté ses premières impressions. Elle était infiniment présente lors de la séance, comme si sa perception du réel était affinée. Elle a perçu des images d'elle-même magnifiées par la paix qu'elle ressentait. La voix de JD lui permettait d'avoir une plus grande conscience d'elle-même, comme un fil conducteur qui la maintenait en état de présence. Après la deuxième séance, un temps de réadaptation au monde "réel" lui a été nécessaire.

    Elle a une analyse très pertinente concernant l'hypnose. Elle a compris qu'il s'agit d'une approche technique qui va rassurer ceux qui ne veulent pas entendre parler de spiritualité. L'hypnose parle de l'inconscient, pas de l'Esprit. Beaucoup d'études scientifiques valident les performances de ce type d'expériences. Cela permet à beaucoup d'humains d'aborder l'inconscient sans vraiment définir ce qu'il est vraiment. Il devient un élément concret, structuré, accessible, admis par la science même, validé par la société. L'autosuggestion ainsi calibrée permet de défaire certains conditionnements ancrés en nous.

    Et c'est bien là le principal !

    Mon approche du réel est inaccessible pour certains. Je peux effrayer ou devenir sujet de plaisanterie. Alors que l'hypnose est une évocation intrigante certes, mais plus abordable. Comme tous les chemins mènent à Rome....va pour l'hypnose ! Personnellement, je suis passionnée par les découvertes en cours.

    Petit détail amusant :

    J.D a été invité à Paris à une journée "porte ouverte sur l'hypnose". De jeunes praticiens essaient de démocratiser ce savoir et ils offrent leurs compétences sur un simple bout de trottoir ! Les gens curieux peuvent ainsi découvrir gratuitement cet univers. Cela m'a fait penser à un jeune homme qui pratique le reiki sur les marchés et cela confirme bien qu'une nouvelle approche de ces thérapies est en court.

     

      Le mentor de J.D se nomme Kévin Finel, c'est ce dernier qui l'a formé.

    Vidéo

     Je rajoute sur cette page quelques adresses ou trouvailles grappillées sur le net.

    10 questions sur l'hypnose

    Hypnose, mots pour maux 

    Ils murmurent à l'oreille des patients

      

    Mesnet Joséphau-Charrier

    2013

     

     

     

      

      

      

     


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  • Certains sont-ils possédés ?                                                   

    Certains sont-ils possédés ?

    Je l'ai déjà évoqué quelque part, j'ai emprunté un  chemin lumineux, en dehors des notions même du bas astral. Pas d'ésotérisme, d'esprit frappeur, de maison hantée, de fantôme malfaisant. Je n'ai donc jamais mis en place de protocole particulier pour me protéger de cet univers-là, puisque je ne le percevais pas.

    Une énergéticienne m'avait pourtant annoncé que trois âmes errantes alourdissaient ma vibration. D'après son expérience, aucun humain ne pouvait en supporter autant. Excepté mon ego qui a fortement apprécié d'être considéré comme exceptionnel, pour ma part, je ne voyais pas de quoi elle voulait me parler. J'ai donc continué mon chemin comme si de rien n'était.

    Ma deuxième approche concernant une entité envahissante concerne ma fille aînée. Elle dormait mal, elle était obsédée par un visage caché derrière une grande capuche. Je l'ai invité à se détendre et à lâcher prise sur la peur. Puis je lui ai proposé de laisser cette vision venir à elle au lieu de la fuir. Dans la seconde qui a suivi, ma fille s'est exclamé "oh mais c'est moi ! Ce n'est que moi. Je suis toute blanche et lumineuse !".

    Ce n'est pas le monstre qui lui faisait peur mais bien la peur qui dessinait le monstre ! S'établissant sur une fréquence de paix, elle a pu jouir pour la première fois d'une connexion avec son "Moi Divin", son Esprit.

    Mon propre Esprit a finalement considéré qu'une incursion au sein de cette réalité pouvait m'être utile. Une de mes relations était en grande difficulté. Cette jeune femme était diagnostiquée bipolaire. Elle affirmait voir des morts, des fantômes. Elle était terrifiée par ces images. Un soir, assise en face de moi, sans qu'il n'y ait de signes avant-coureurs, son visage et sa voix se sont transformés. Elle m'a attaqué verbalement si violemment que mon mari, stupéfait, est venu à mon secours. En l'observant, j'ai su qu'elle n'était "pas seule". Nous avons décidé, elle et moi, de travailler ensemble.....mais comment aborder ce phénomène ?

    Je me suis connecté à elle mais ce n'était pas la bonne approche. C'est à l'être qui la parasitait que je devais parler. Parfaitement bien guidée, j'ai invité cet humain décédé à venir m'habiter durant le temps d'une conversation. J'ai réellement ressenti un courant froid monter le long de ma colonne. La peur ne devait en aucun cas polluer les fréquences de cet entretien quelque peu hors norme. L'amour devait être le pivot central de cette rencontre. Autant que je m'en souvienne, la connexion fut aisée. Nous avions affaire à un homme ayant eu une vie sur cette terre assez difficile. Il était perdu, la rage qu'il manifestait venait de sa propre peur.

    C'est ce message que mon Esprit me renvoie encore et toujours. Que nous soyons incarnés ou désincarnés, la peur dessine une réalité terrifiante. Elle amplifie cette mauvaise relation que nous avons souvent entretenue avec l'au-delà.

    Je vibrais d'Amour et de compassion face à la douleur de cet humain désemparé. Cette fréquence lui a permis de lâcher prise. Trois jours après, il n'accompagnait plus cette jeune femme. Les colères de cette dernière ont perduré, mais elles étaient moins destructrices. Elle exprimait dorénavant son propre mal être, plus celui d'une autre personne.

    Je porte en moi l'information que le bas astral est fermé . Il y une raison simple à cela. La grille magnétique concernant l'après vie est déjà alignée sur l'Amour. Ceux qui décèdent en ce moment retrouvent aussitôt leur Essence, telle est la Loi du nouveau cycle.

    Alors que restent-ils en ce monde pour que certains parlent encore d'entités noires et malfaisantes, de protection indispensable ? La peur. L'ange va prendre les traits du démon parce que nous avons peur. Le paradis se transforme en une terre peuplée de monstres contre lesquels nous nous battons encore à coup d'eau bénite, de gris-gris, de prières.

    Sur le site du passeur, lire : La morsure d'amour

    Regarder ses peurs en face est un passage obligé, il semble bien. J'ai visualisé les miennes à travers d'autres expériences que les enlèvements extraterrestres, les ectoplasmes tapis dans une cave. Nous n'avons pas tous la même histoire mais nous avons tous à transcender la terreur qui nous habite. Chacun en soi revisite une peur bien précise à travers une trame qui lui est propre. Je ne me focalise donc plus sur le scénario lorsqu'un ami évoque ses peurs auprès de moi. Un synopsis n'existe que pour mettre en lumière notre capacité à effectuer un autre choix. Celui de l'Amour.

    Sommes-nous possédés ? Par nous-mêmes, oui. Cet article aborde la question : Peut-on changer d'âme ?

     

    Mesnet JC

    2012

     

      

      

     

     

      

     


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  • Mourir de douleur                            

    Catherine n'a pas vécu l'ascension

    J'ai retrouvé ce courrier récemment, soigneusement préservé entre les pages d'un livre. Catherine était ma voisine lorsque j'habitais Nantes. Je la côtoyais peu, il me semblait alors que nous étions trop différentes. Je savais qu'elle était dépressive. Je me souviens aussi qu'elle aimait les chats et la nature. Elle a sans doute évoqué le bouddhisme devant moi, mais je ne l'ai pas écouté, il n'était pas encore temps.

    Ne sachant pas ce que je sais aujourd'hui, je n'ai pas su l'aider lorsque je suis allée lui rendre visite. Elle sortait d'une cure de repos au sein un établissement spécialisé, après un passage à l'acte.

    La dépression est un tremplin vers le mieux-être, pour peu que l'on comprenne comment cela fonctionne. Elle n'a pas su. Personne ne savait. Elle s'est donné la mort un beau matin de printemps.

    De même que les alcooliques sont placés sur ma route, les dépressifs viennent à ma rencontre à travers l'ancienne douleur de Catherine. Il me semble que je suis amenée à marcher à leurs côtés, à leur expliquer qu'il existe un chemin de lumière qui mène au-delà de la douleur. Je suis prête.

    Catherine n'a pas vécu l'ascension, mais nous avons tous tellement évolué depuis quelques années ! Nous comprenons tant de choses ! Eclairons joyeusement la route de ceux qui commencent à peine à ouvrir les yeux.  Les dépressifs n'ont plus besoin de fuir ce monde, il peut leur offrir le meilleur.

    Courrier de Catherine (2004 ?)

    Je recopie ses mots, sans rien y changer.

     

    Coucou à tous !

    Valérie je te remercie pour la compassion que tu nous as manifestée.  J'en ai eu une caresse sur le cœur ! Ce qui se passe chez la "Catherine" c'est parfois très pulsionnel ; des actions se détachent complètement du monde rationnel où amour, joie ne deviennent plus que des molécules balayées, noyées par le mistral (qui n'est pas toujours gagnant...) (Renaud !).

    Tout n'est plus qu'indifférence pour la vie, le travail et tutti quanti.... et dans les gestes organisés, je ne peux plus me concentrer que pour l'autodestruction. Comment expliquer un tel abandon de toutes les choses et dons que j'ai !

    Je ne sais pas si un jour on donnera un nom à cette pathologie, autre que "dépression"....Pour notre vie moderne, on pensera aux "mauvaises molécules" ; pour certaines religions, c'est le mal que l'on mérite ou que l'on attire ; dans le bouddhisme, on naît avec son karma ( actions vécues antécédemment). Mais même étant persuadée de cela, il est tout aussi évident que dans cette existence, nous pouvons toujours faire mieux et plus contre la douleur et la souffrance, aussi pénibles soient-elles pour nous et les autres. S'engager dans son couple, son travail, une association, le jardin, la lecture, tout cela fait que l'on obtient le meilleur en devenant plus humain !

    Notre devoir est de toujours faire ce qu'il y a de mieux pour nous rendre et rendre les autres heureux. Mais voilà, les masques tombent, les coutures craquent. Pourtant, je croyais en avoir terminé avec des actes aussi cruels pour ceux qui m'aiment. Cette fois, cette décision et la mise en œuvre ne m'ont pris qu'une demi-heure, pour expliquer la chose crument.

    Il est étrange à observer ce cerveau humain. C'est une planète bizarre.

    Allez en paix mes chers enfants ! (J'ai lu trop de livres !)

    Je n'ai pourtant réussi à lire que dix pages du bouquin " guérisseur et visualisation". Il est vrai que je suis très fainéante dans certains domaines.

    De la part du numéro 36....

    Vous souvenez-vous d'une série britannique "le prisonnier" ? Le héros habite une ville où il porte le numéro 36....En vain, il essaie toujours de s'échapper, il doute de tout et de tous...C'est très angoissant en y repensant. Je me sens comme lui ; ne pas pouvoir gérer ma vie car...au secours, on est tous manipulés, espionnés !

    Bisous à tous, Catherine.

    OM MANI PEME HOUM (mantra de la compassion)

     

     

                                         

     


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  • 36 : Fin de l'éveil

    La fin de l'éveil

    Ici prennent fin mes écrits concernant l'éveil en lui-même. Revisiter mes souvenirs m'a beaucoup apporté. En prenant du recul sur mon odyssée intérieure, j'ai constaté avec surprise que je parcourais en conscience la vie de Jésus !

    La bible n'est rien d'autre qu'un maillage vibratoire vivant. Les symboles sont des équations quantiques accessibles à tous. Chacun est aujourd'hui à même de s'approprier ce fabuleux héritage.

    Après l'éveil, l'évolution continue. Elle est sans fin car sans limite. Elle raconte l'intégration de l'UN et l'apprentissage du créateur nouvellement né. Elle se fait tout d'abord à travers l'autre puis se focalise sur SOI.

    Cet autre blog évoque mon quotidien lors de l'intégration de l'esprit. L'alimentation pranique est au cœur de cette aventure. Depuis le mois de juin 3, cette étape est également derrière moi et je ne publie plus de témoignages sur ce site non plus. Mon travail est définitivement terminé, je n'ai plus qu'à créer mon rôle sur cette terre, celui de thérapeute quantique. Vous trouverez sur mon site professionnel les pépites quantique du nouveau monde : thérapie quantique

    Je vous souhaite à tous le plus beau des voyages sur cette terre. Ce qui vient à nous est un merveilleux ouvrage que nous devrons concevoir ensemble. La simplicité en sera le maître d'œuvre.

     

    Mesnet JC

    2012

    Livre retraçant tout ce parcours : ICI 

    6 : Ego, es-tu là ?

     

     


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  • 28 : Vydia, la femme parfaite

    Vydia, la femme parfaite

    Je séjourne à Manali, au sein d'une famille Indienne. Je dors très mal depuis mon arrivée dans ce pays. Trop d'énergie dans les jambes....j'apprendrai plus tard que l'Himalaya est hautement magnétique !

    Je demande à Vydia, la propriétaire, si elle dispose d'un remède local.  Une boisson, une plante qui aideraient à mieux dormir ? Elle m'offre un verre d'alcool fait maison. Je n'aime pas l'alcool....mais c'est avec plaisir que j'ingère cette mixture offerte avec le cœur.

    Puis on discute toutes les deux. Joshi, son mari, n'est pas là. Il est policier et a repris du service, loin d'ici.

    Elle m'apprend qu'elle avait trois enfants et que son autre fille est décédée à l'adolescence. Vydia ne dormait plus, ne mangeait plus car la douleur était intolérable. Il parait que j'occupe la chambre de cette jeune fille.

    J'ai de très bons rapports avec son fils de vingt ans,  Dickshant. Je n'ai pas rencontré d'éveillés, en Inde. J'y ai trouvé un grand respect de la religion, beaucoup de superstitions, mais pas cette nouvelle  conscience qui se répand en Occident. Je ne pose là qu'un ressenti qui m'est propre.  Je ne connais que l'Inde du nord, et mon expérience est extrêmement limitée. Dickshant est le seul Indien qui a su remettre en cause sa religion devant moi. J'ai perçu « l'indigo » en lui. Nous avons beaucoup échangé et j'ai pratiqué sur lui quelques séances vibratoires.

    Lorsque Vydia m'a demandé une séance, j'ai compris pourquoi je ne l'avais pas fait jusqu'ici. Elle est parfaite ! Elle a transcendé la perte de son enfant. Elle n'est que joie et amour. Elle représente l'équilibre entre le ciel et la terre. Elle possède une énergie vitale comme j'ai rarement vu.

    Je paraissais un peu "magique", pour ne pas dire "sorcière", aux yeux de cette famille. Cette femme l'est tout autant, les questions en moins ! Elle est extraordinairement simple dans l'expression de la félicité. Elle offre l'amour aux siens et à toute la communauté. Vydia est aimée par les dieux, car oui, elle est un courant de vie pure. Elle change le monde. Et pourtant, qui la connaît ?

    Ce jour-là, elle avait décidé que je ferais du jardinage avec elle et Dickshant. Debout dès 5h30 ! Je n'ai pas sa vitalité, surtout en dormant si peu. J'ai élagué deux arbres... elle y est toujours !

    C'est une belle famille. L'autre jour, dans mon anglais approximatif, j'ai dit au fils qu'il avait « de la barbe sur les genoux ». Ils en rient encore !

    J’ai pris de belles photos du jardin de Vydia. Il n'y a pas beaucoup de jardins en Inde. Il a fallu que je trouve l'unique merveille de Manali !

    Mesnet Joséphau-Charrier

    2012

    Livre complet disponible : ICI

     

    31 : Vydia, la femme parfaite

     

    31 : Vydia, la femme parfaite

     

     


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