• Pourquoi se forcer ?

    Pourquoi se forcer ?

     

    Pourquoi se forcer ?

    Je ne me suis jamais réalisée au sein d'une foule. Celle que je suis aujourd'hui n'apprécie toujours pas ce brouhaha vibratoire collectif. Je l'assume totalement et je ne me force plus à obéir à certains dictats qui voudraient m'obliger à être ce que je ne suis pas.

    J'ai pu affirmer cette évidence lors d'un exercice de communication professionnelle. Il s'agissait de rencontrer un groupe d'inconnus de façon à me faire une certaine publicité en tant que thérapeute. Cela n'a pas fonctionné. Cette dimension faite d'obligations mondaines n'est plus la mienne. Je ne percevais pas le cœur à l'ouvrage mais d'anciens schémas désuets et lourds. J'ai quitté la salle, abandonnant l'amie qui m'avait entrainée dans cette antichambre de l'ancien monde.

    Ma réaction m'a tout d'abord posée question : Ne devrais-je pas me sentir bien en tous lieux et à tout moment ? Pourquoi cette impression de n'être pas à ma place avec mes frères ?!

    Voici la réponse qui m'a été offerte :

    Pourquoi devrais-tu te sentir bien avec tous ? Pourquoi devrais-tu te sentir bien si l'on te demande de sauter à l'élastique du haut d'un pont ou de participer à une orgie sexuelle  ?! Quelle est donc cette étrange obligation d'être ce que tu n'es pas ? Si les énergies qui t'environnent ne te conviennent pas, quitte les ! Il n'est plus question de décentrage ici, mais de choix. Tu n'es plus en exercice, mais gouvernée par l'intelligence universelle.Tu dois affirmer ce que tu aimes vivre. Si ta fréquence te pousse dans tel endroit plutôt qu'un autre, que cela ne soit plus sujet à polémique. Il n'y a aucune obligation de se sentir bien quelque part mais l'obligation de se sentir bien  en soi N'imagine plus que tu subisses encore la contrainte de participer à l'illusion collective. Si cette illusion est pesante, vis ta vérité.

    Je m'aperçois que la liberté est à l'opposé de certaines astreintes humaines. Ces phrases toutes faites que l'on se répète en boucle n'ont plus aucun sens : il faudrait "aller vers les autres" pour être normal. Nous serions dans l'obligation de sortir pour aller bien. Il paraît que c'est en se forçant à pratiquer certains usages que nous nous réaliserons.....je quitte définitivement ces rivages. Je suis simplement ce que je suis et ne serai pas mieux en respectant ces poncifs poussiéreux.

    A tous ceux qui font silence parmi la multitude, qui se mettent à l'écoute dès lors que la communauté bruisse autour d'eux, qui revendiquent leur solitude comme étant une bénédiction...à tous ceux-là je dirais simplement : respectez ce que vous êtes et affirmez-vous. Ce n'est ni mieux ni moins bien que ce que pratiquent nos frères. C'est juste nous.

    Les temps qui viennent vont voir se déliter certains réflexes, certaines façons de communiquer. Il est vrai que beaucoup d'entre nous ne se focalisent plus sur les gestes ou sur les mots, mais traduisent l'information contenue au sein d'une fréquence. Ces dernières ne peuvent mentir sur la dimension dans laquelle est immergé l'humain que nous côtoyons. Nous pouvons alors faire face à l'ancien paradigme ou nous en détourner. Ce choix nous est offert car il n'est plus dicté par le rejet ou la peur de l'autre.

    Nous n'avons plus d'engagement vis-à-vis de l'ancien monde. Nous avons la possibilité d'en inventer un autre. C'est un sacré bouleversement qui est en cours. Notre contrat a expiré. Nous sommes enfin aptes à créer.

     

    Mesnet,

    2013

     

     

     

     


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