• Les dépendances

    Les dépendances                                                     

    Les dépendances

    Nous retrouvons Dieu grâce à nos dépendances. La notion importante soulignée à travers ce constat est "grâce à ". Ma dépendance au sucre fut l'occasion de structurer un nouvel échafaudage intime, ce dernier étayant une personnalité plus équilibrée. Ma dépendance à l'alimentation m'oblige encore aujourd'hui à effectuer un colossal travail de conscience.

    Peu importe la dépendance. Lorsqu'elle est perçue comme une prison, nous œuvrons pour nous en libérer. En décryptant tous les éléments qui nous maintiennent sous l'emprise de la matière, nous apprenons à mieux nous connaître. Ce lent processus de maturation est une incursion qui nous mène au-delà des symptômes.

    Un être libre ne pallie pas à ses manques de façon compulsive. Lorsque nous comprenons cela, nous commençons un difficile travail d'introspection. Nous savons que la clef de notre prison se trouve en nous et que nous devons aller au-delà de nos conditionnements en élargissant notre champ de perception.

    Il semblerait que nous ne soyons pas tous porteur d'une dépendance bien marquée. Certains n'auront peut-être pas besoin d'approfondir aussi fortement la notion de manque ?

    Pour d'autres, tout le travail spirituel va s'orchestrer autour d'une dépendance bien précise. Chez Siuru, c'est le besoin de sexe. Il commence à visualiser que le manque n'est pas une vibration épanouissante. Faire l'amour ne répond plus à un état de dépendance mais bien à l'expression de l'Amour Divin.

    Pour d'autres, ce sont les médicaments. Très souvent, à travers leurs témoignages, vous percevez l'important travail spirituel qu'ils effectuent afin d'apaiser toutes les frustrations, angoisses, projections...

    Il existe bien d'autres façons d'anesthésier nos peurs. Alcool, drogue, travail, argent, sexe, télévision.....j'en oublie certainement ! D'un point de vue spirituel, ces marques de souffrance sont un cadeau qui nous est fait. Lorsque notre conscience s'empare de cette vérité, elle va tout mettre en œuvre pour guérir. Tant que ce mouvement n'a pas lieu, la dépendance reste un élément déstabilisateur. Elle n'étouffe pas la douleur, elle l'amplifie.

    Gratitude envers mes dépendances. Elles sont le socle d'un  nouvel être....qui me parlait encore hier des paradoxes de l'éveil ?

    Une dépendance conscientisée va donc constituer le terreau de notre évolution. Encore faut-il que la dépendance soit considérée comme telle !

    Pour les hommes, la pulsion sexuelle est normale et même souhaitable. Ils n'imaginent pas s'en défaire. Pourtant, la sexualité peut s'exprimer en dehors du besoin. Pour cela, il faut remettre en question les fondements mêmes de la sexualité humaine.

    Il en est de même pour l'alimentation. Dans mon entourage immédiat, je  suis la seule à la percevoir comme une dépendance et à la travailler spirituellement comme telle. Siuru et moi travaillons peut-être sur les deux palliatifs les plus complexes car justement, ils ne sont pas considérés comme des dépendances.

     

    Mesnet JC

    2012

      

     

     

     

     

      


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